

Le Quartier rouge
Par un été d’une autre décennie à Amsterdam, la ruelle étroite était d’asphalte cuite et odorante, douce et humide après la pluie. Elle était bordée sur toute sa longueur de loges colorées par des femmes dont les corps au marbre émouvant se tenaient devant des petites fenêtres de poupée, comme sur le seuil d’un sanctuaire. Elles étaient assises sur des tabourets à trois pieds, telles des pythies, les pieds dans des sandales de couleurs vives, en pleine rue pour ainsi dire. L’
il y a 3 jours2 min de lecture


# 3 Si par une nuit d’hiver, tu ouvrais ce billet sur Italo Calvino
#3 de ma série sur mes 20 romans favoris du XXe siècle Te voici installé devant ce billet de ce blogue, et avant que nous plongions ensemble dans la description du roman d’ Italo Calvino, laisse-moi te raconter un peu d’où vient cette découverte. Dans une période ancienne de ma vie, il y a très longtemps (bien-sûr au XXe siècle!); j’ai eu une co-locataire bizarre mais attachante qui avait trois passions dans la vie: le pianiste Erik Satie ainsi que les écrivains Paul Léautau
il y a 3 jours3 min de lecture


#2 Ma passion selon Victor-Lévy Beaulieu
#2 de ma série sur mes 20 romans favoris du XXe siècle Victor-Lévy Beaulieu, écrivain québécois, est mort le jour de ma fête, le 9 juin, l’été dernier. Il avait 79 ans. Cela m’a affecté plus que je ne l’aurais pensé. À une certaine période de ma vie, à partir du milieu des années 80, cet écrivain m’a réellement « habité ». J’ai « rencontré » Victor-Lévy Beaulieu avec la lecture de son essai Entre la sainteté et le terrorisme , publié chez VLB Éditeur à l’automne 1984. Au fil
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#1 Isaac Asimov, Roxboro et l’Intelligence artificielle
#1 de ma série de romans du XXe siècle Dans une autre vie, il y a plus de deux décennies, je déambulais soir et matin dans un train de banlieue. C’était un vieux train d’avant les rénovations. Chaque départ de gare était comme une protestation, un gémissement. Puis le train se décidait et se ruait gros avec ses wagons enchaînés et torturés, scandant les cadences de ses roues obsédées. Ivre et sans cesse manquant de tomber, le train effaré et gauche frôlait ses paysages triste
22 févr.4 min de lecture


